Dans combien de temps les pôles terrestre seront-ils inversés ?

0002-2090
Catégorie: Science| Univers
Peut-savoir quand la France sera le Pôle Nord? Calculs et Images.

Les pôles magnétiques se déplacent de plus en plus rapidement depuis les années 90.

En reprenant  diverses publications scientifiques ou grand public, on peut affirmer aujourd’hui que, ayant débuté à la vitesse de 15 kilomètre par an, le pole magnétique se déplace d’environ 50 km par an depuis le milieu des années 2000, les derniers chiffres officiels faisant état d’une vitesse de 55 km/année. .

Si cette vitesse reste constante, il devient facile de calculer le temps qu’il faudra aux poles pour se retrouver à leur destination finale (s’il y en a une).

Pour tenir compte de possibles variations de vitesse, prenons le chiffre de 40 à 50 kilomètres par an.  C’est un chiffre arbitraire, car personne ne peut dire si la vitesse sera constante, si elle s’accélèrera de façon constante, ni si l’on va assister à une alternance entre les périodes rapides ou plus lentes. Ces chiffres sont inférieurs à la vitesse réelle (55 km/an) afin de laisser une marge.

En ce qui concerne l’inversion des pôles, on sait que c’est « normal » à l’échelle de la planète,  mais pas à l’échelle de l’humanité. Aucun humain n’a vécu cela, ni n’a laissé de traces permettant de comprendre les effets de ce phénomène.

On sait aussi qu’il existe, d’une part, des inversions totales des pôles (le pôle nord se retrouve au pôle sud, et vice-versa) et, d’autre part,  des « excursions » des pôles magnétiques, qui sont des déplacements de moindre échelle, dont la conséquence n’est pas une inversion des pôles mais un simple « déplacement » du nord magnétique.

La dernière inversion daterait d’il y a 780 000 ans. Les dernières excursions semblent s’être produites il y a plus ou moins 33 000 ans « seulement ».

 

Calculs simples à partir des données actuelles.

La circonférence de la Terre est aujourd’hui fixée à 40 075 kilomètres (les grecques de l’Antiquité avaient déjà déterminé une circonférence de 39 375 kilomètres). C’est le nombre de kilomètres nécessaire pour un tour complet, pour que le pôle nord fasse le tour de la terre et revienne à son point de départ. 

Si les pôles devaient s’inverser en prenant la route la plus rapide, sans faire de zig-zag ni pauses café, alors il leur faudra parcourir 50% d’un tour complet soit (40 075 / 2) = 20 037,5 kilomètres.

  • A la vitesse constante de 40 kilomètres par années, il faudrait (20 037,5 / 40) = 501 années (500, 93)
  • A la vitesse constante de 50 kilomètre par an, il faudrait (20 037,5 / 50) = 401 an (400, 75)
  • A la vitesse actuelle de 55 km/an il leur faudrait (20 037,5 / 55) = 364 ans (364, 31)

10 ou 5 point de vitesse ne sont donc pas anodins. 10 km/an en plus ou en moins résulte en une différence de 100 ans. 15 km/an en plus ou en moins résultent en une différence de presque 136 ans.

Ce calcul ne prend pas en compte la distance déjà parcouru. Par exemple, si nous prenons la vitesse actuelle constatée de 55 kilomètres par an il faudrait poser le calcul dans les termes suivants :

(20 037.5 –distance déjà parcourue) / 55  = nombre d’années restantes avant l’inversion totale.

Cette période pourrait être plus longue ou plus courte car il n’existe pas à l’heure actuelle de certitude quant à la constance de la vitesse de déplacement ni de son accélération. Cette vitesse peut être constante, aléatoire, logarithmique ou exponentielle. Absolument personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle, par manque de constatations et de recul.

Faisons simple, et conservons le délai de 400 ans car il est assez long pour nous permettre de voir venir, et il s’agit d’un chiffre assez petit pour nous permettre de l’appréhender. 400 ans c’est 4 ou 5 générations. Ouf on va pouvoir s’en fiche comme de la guigne et laisser nos arrière petits enfants se débrouiller….. sauf que ….les pôles vont passer au-dessus de votre tête dans ce laps de temps.

“Ce n’est pas tellement l’inversion des pôles qui compte, c’est plutôt de savoir par où ils vont passer, et pendant combien de temps les territoires affectés devront supporter ce phénomène”.

Et oui, ce qui compte ce n’est pas tellement de savoir quand les pôles seront inversés, mais plutôt dans combien de temps ils seront à la même latitude que Paris, voir au-dessus de Paris, et si ce sera vivable.

Sachant qu’on ne peut pas survivre à moins de 1000 kilomètres des pôles, nous allons maintenant calculer le temps qu’il nous reste avant un possible déménagement pour cause de glaciation extrême. Nous allons aussi calculer l’hypothèse inverse, c’est-à-dire si l’équateur se retrouve à la même latitude de Paris en raison d’un déplacement des pôles (et donc de tous les méridiens).

Et là, vous n’aurez pas à attendre très longtemps. Images à l’appui.

Allez, c’est parti…

Quand est ce que cette inversion aura des effets sensibles pour les êtres humains ?

Apparemment, il y a déjà des effets qui sont une diminution des champs magnétiques terrestres, et nous serions déjà moins protégés qu’à d’autres époques des rayonnements solaires et autres radiations de l’espace. Il est difficile de dire si cette diminution est le résultat de l’inversion des pôles ou bien une coïncidence. Les articles scientifiques ne font que jeter des hypothèses, à partir d’éléments qui existent, mais qui ne sont pas forcément probants car tirés d’événements qui se sont (peut-être) produits il y a des dizaines de milliers d’années, voir des millions. 

Le conditionnel est de mise. Ce qui est absolument certain, c’est que les pôles des déplacent de plus en plus rapidement, et que ce mouvement est d’une telle ampleur qu’il pourrait aller jusqu’à une inversion totale des pôles.

Maintenant, que se passera-t-il lorsque les pôles auront parcouru « seulement »  25% de la distance, soit  5000 km sur 20 000 ?

A ¼ de la distance, le pôle nord serait à la même latitude que l’Europe. Ceci serait dans moins de 100 ans seulement si la vitesse de 50 kilomètre heures reste constante.

A ½ de la distance, le pôle nord serait au niveau de l’équateur, soit dans moins de 200 ans.

 

Et Paris dans tous ça ?

Paris est, officiellement, à 4576 kilomètres du Pôle Nord.  Bordeaux se trouve à 5023 km du Pôle Nord et Marseille à  5195 km.

Or, en 2020, il est constaté que les pôles se sont déjà déplacés de – au moins – 1098 km, certains chiffres évoquant même 1500 kilomètres.

Citons quelques sources :.

«  Au milieu des années 1990, le pôle nord magnétique s’est déplacé de plus en plus rapidement, passant d’environ 15 kilomètres à environ 55 kilomètres par an.   En 2001, une expédition polaire internationale avait découvert qu’il était entré dans l’océan Arctiques et avait parcouru environ 300 km en seulement 7 ans !   Or, ce phénomène s’est encore aggravé début 2018. Celui-ci s’éloigne rapidement et de manière plus chaotique du Canada vers la Sibérie, sans que les géologues ne puissent déterminer vraiment pourquoi ce changement est si soudain et si spectaculaire.”

 300 kilomètres en 7 ans = une moyenne de 42 kilomètres par an (300/7=42)

Considérons que la vitesse n’a pas changée depuis, et qu’elle est même restée constante (alors qu’on sait qu’en réalité, la vitesse actuelle n’est plus de 42 km/an, mais de 55 km/an).  

Donc, entre 2001 et 2020, 19 ans se sont écoulés.

19 ans à 42 km/an = 798 kilomètres, qu’il faut ajouter  aux 300 km déjà constatés en 2001, soit un déplacement total de 1098 km.

Donc en 2020 Paris n’est plus qu’à 4576 – 1098 = 3478 km du Pole magnétique le plus proche.

A partir de là, on va accélérer un peu à 50 km/an, ce qui reste encore en-dessous des 55 km/an officiels.

Donc 3478 / 50 = 69 ans.

“Le Pôle nord pourrait donc être au-dessus de Paris dans 69 ans, soit en 2089”.

 

Et si l’on prend la vitesse officielle de 55 km/an, on “gagne” 6 ans, soit 63 ans, ce qui nous amène à l’année 2086.

Le petit dernier de la famille qui est né en plein covid 2020 («j’m’en souviens ! C’était  la guerre ! »), fêtera-t-il donc son départ à la retraite dans un igloo ?

La vérité est qu’on n’est pas sûr du tout que pôle nord ou pôle sud rime avec basse température. Il parait même qu’à certaines époques, les pôles étaient verdoyants.

Mais que va-t-il se passer concrètement ?

 

Personne n’est sur à 100%. Aucun humain n’a vécu un tel phénomène, aucun écrit ne relate les effets de l’inversion des pôles.  On ne sait pas encore si l’inversion sera totale ou si l’excursion est ponctuelle, ou si les pôles Il y aura donc des changements climatiques ?

Globalement, on peut prévoir, mais on ne sait pas comment les choses seront gérées. 

Il est plausible que,  « en moyenne sur la planète » ,  il y aura toujours des zones froides, des zones désertiques, des océans, des forêts, ce qui signifie qu’il n’y aura sans doute pas de cataclysme à l’échelle planétaire (rappelons en passant que la planète n’a pas un besoin vitale de l’humanité, sauf peut-être pour l’admirer). 

En revanche, on peut bien évidement s’attendre à des bouleversements à l’échelle locale. Penser le contraire serait assez démentiel. 

Curieusement, lorsqu’on lit la presse spécialisée, on se rend compte que la conclusion est souvent du type « ptêt ben qu’oui, ptet ben qu’non !» : est-ce un aveu d’impuissance de la part de la science, qui est pourtant bien plus équipé que le rédacteur de cet article ?

C’est peut-être un indice supplémentaire de la peur qui gouverne nos mode de pensée: il est connu qu’un scientifique professionnel un peu trop dégourdi est généralement viré ou mis au placard. C’est une réalité de notre monde. 

Se pourrait-il qu’il ne se passe rien ?  C’est une certitude qu’il va se passer quelque chose qui est parfaitement prévisible.

  • Les boussoles vont perdre le nord mais ce ne sera pas bien grave : s’agissant de machines, il faudra simplement les régler comme il faut pour indiquer la direction nord. Pour une boussole, il suffira simplement de décaler un peu le papier où le nord est imprimé. Et voilà. Pour d’autres instruments, ce ne sera pas tellement plus compliqué, il suffira de les re-calibrer, ce qui se fait déjà.
  • Les animaux vont perdre le nord: beaucoup d’animaux ont des boussoles intégrées. Qu’il s’agissent des tortues pour retrouver leur lieu de ponte, des cétacés, et de nombreuses autres espèces animales et insectes.
  • Les zones équatoriales vont se déplacer:  parler de mouvement des pôles implique forcement le mouvement de tous les méridiens dont l’équateur. Les pays “tropicaux” d’aujourd’hui seront les Groenlands de demain. 
  • Un changement d’échelle: d’un point de vue politique et sociétal, on peut s’attendre à devoir repenser (enfin) un certain nombre de concepts hérité de l’Antiquité et accéder à une dimension plus globale et unitaire. Ce qui n’ira pas sans résistances de la part de ceux qui y perdront leur pouvoir de contrôle et de domination – ce qui ne concerne pas que les gouvernements, mais tout un chacun en raison de notre formatage commun. Or, ces résistances et luttes sont déjà à pied d’oeuvre, car ce que l’on imagine ici à déjà été imaginé, mais on ne vous en a pas informé de façon honnête et complète (car ça serait “contre-productif”). Ce n’est pas un complot, plutôt de la gouvernance, du “social engineering” (ingénierie sociale) . On en reparlera dans d’autres articles.

Quelques images sont plus parlantes

Vous excuserez le fait que la ligne équatoriale est représentées par une ligne droite, alors qu’il devrait s’agir d’une courbe épousant la forme de la planète. Nous n’avons pas tous les outils et talents graphiques. Ces images permettent quand même d’avoir une vue assez précise de notre futur commun. 

Dans toutes ces images, nous avons pris le parti d’un déplacement des pôles en ligne droite, à la vitesse exprimée dans les calculs exposés dans cet article. Le mouvement pourrait être en spirale, en zig-zag, connaitre des pauses. C’est sur qu’il faudra affiner au fur et à mesure de l’évolution des données et des outils de calcul, mais ça permet déja de savoir ce qu’il va se passer à différentes échéances.

Vaut-il mieux se préparer à un futur inéluctable ou faire l’autruche en affirmant que ça prendra 200 ans au lieu de 60 ? Ce sont des choix personnels. Notre choix à nous est de se placer dans une optique progressiste ou chaque année compte. Pas de temps à perdre. Si cela arrive plus tard, soyons prêt plutôt que de retarder jusqu’à ce qu’il soit trop tard.  

Ces deux images comparent le Pole actuel (2020) avec notre hypothèse où la France devient le Pôle Nord en 2090.  

Ci-dessous l’hypothèse d’une rotation inverse. La France, au lieu de “monter vers le Pôle Nord”, “descend vers l’Equateur”.  La première image est centrée sur la France, la seconde en montre un peu plus. Le Canada devient un pays avec un climat doux, alors que les Etats Unis deviennent carrément tropical.

Vous devez être inscrit (gratuit) pour voir cette section

Vous devez être inscrit (gratuit) pour voir cette section 

Derniers Articles

Slide #1
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
Slide #2
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
Slide #3
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

Catégories

Slide #1
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
Slide #2
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
Slide #3
SubTitle
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

Notez cet article

5/5

La suite de cet article expert est réservé à nos abonnés.
Merci de vous enregistrer pour accéder à l'ensemble des publications.

 

Partager cet Article

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur email