Est-ce qu’être jaloux et envieux conduit à l’échec?

envy
Catégorie: Sagesse| Spiritualité
Notre attitude envers les autres façonnerait-elle notre réalité?

Un homme avec qui je parlais et qui était sans travail depuis des mois a déclaré: «Je crains le jour où je ne pourrai pas faire les courses  pour ma famille,  où nous devrons déménager parce que nous ne pouvons pas payer les crédits.» Je lui ai parlé d’une offre d’emploi dans notre entreprise et il a dit: «J’ai vu cette offre d’emploi. Vous rendez-vous compte que j’étais un cadre dirigeant et  ce job serait bien en deçà de mes niveaux d’éducation et de compétences? » .

La personne qui a obtenu le poste par la suite a rejoint la direction de la société. Je ne sais pas ce qu’est devenu le cadre dirigeant qui avait refusé le poste. On peut espérer que son refus l’a conduit à quelque chose de mieux pour lui.

La morale de cette fable n’est pas qu’il faut tout accepter sous peine de le regretter plus tard. Absolument pas. Mais si on refuse quelque chose, il faut que ce soit pour les bonnes raisons et non pas pour « une idée » que l’on a de soi-même et de la place qu’on nous a promis dans la société.
La personne qui a pris le job est devenu cadre dirigeant, mais on ne sait pas pourquoi ni dans quelles conditions. Était-ce par don ou par ruse? Méfions-nous des fables un peu trop courtes. 

Toujours est-il que cet homme était dans une situation difficile, mais il pouvait en supporter plus puisque des mains tendues n’étaient pas assez bien pour lui: s’il avait pris ce job, il se voyait déjà emprisonné dans la course au chèque de la fin de mois, avec en plus une mauvaise idée de lui-même qui n’a pas réussi à trouver autre chose. Il n’y a rien de méprisable dans ce comportement. On pourrait même y voir du courage.  Après tout, dans le Héron de la Fontaine, ce que l’histoire ne dit pas, c’est que le héron a attrapé un plus gros poisson, et qu’il avait bien fait d’attendre.

Mais, peut-être que notre homme est passé à coté de quelque chose en ne tentant pas une nouvelle aventure, si son refus n’est que motivé par son statut social. 

La société, le monde sont des entités changeantes. Il y a toujours eu des gens pour regretter les époques passées ou à avoir peur du futur et ce depuis la plus haute antiquité.  Il y a toujours eu des gens jaloux, envieux, des criminels et des bons samaritains, des hommes célèbres qui ne le méritaient pas, et des inconnus qui auraient leur place dans notre mémoire.  

Nous avons tous tendance  à nourrir notre ego, et ce n’est pas quelque chose d’irrationnel en soi. Notre égo cherche la sécurité, le status quo, tout en favorisant notre estime de soi. Parfois, c’est bien pratique, mais ça peut être destructeur, aveuglant, oppressant, surtout si on confond notre égo avec notre âme ou notre être entier.

Il faut apprendre à ignorer nos sentiments les plus négatifs. En effet, nos pensées commandent le monde qui nous entoure : lorsqu’on est négatif, le monde est – objectivement –  négatif et lorsque est positif, le monde est objectivement positif et des opportunités apparaissent.  Certains appellent cela le « pouvoir de création », mais on restera pragmatique en rappelant qu’on est tout simplement et irrémédiablement aveugle à ce qu’on ne souhaite pas voir en bien comme en mal.

Il ne s’agit pas de signes magiques. C’est tout simplement que le monde qui nous entoure est une interprétation du réel faite par nous-même et que notre interprétation personnelle crée rapidement une réalité qui devient la nôtre. Vous voulez détester tout le monde ? le monde vous donnera toutes les raisons de le faire. Vous voulez plutôt propager l’amour et la compréhension ? Le monde vous donnera toutes les raisons de le faire.

L’être humain a le choix et son libre-arbitre est le plus souvent total. Souvent, nous abandonnons ce pouvoir par peur, par confort ou par ignorance, ou bien nous déléguons parce que nous pensons que d’autres feront de meilleurs choix que nous.

Toujours est-il que chacun de nous possède ce pouvoir de choix dans la grande majorité des circonstances de la vie. A vous de voir, certes, mais l’exercice de votre pouvoir ne dépend pas tant de ce que voyez, mais de la façon dont vous le voyez. Pour prendre un exemple clivant de notre époque, vous pouvez voir une femme voilée comme une femme soumise ou comme une femme libre de ses convictions. Posez-vous la question de savoir si votre opinion de la question résulte de votre rencontre avec de telles personnes ou de ce que vous avez entendu dans les infos et les « débats » télévisés. En faisant cela de façon honnête avec vous-même (un exercice très difficile et périlleux) alors vous vous rendrez compte que votre opinion n’est pas la vôtre, mais la somme de vos croyances construites dans votre esprit par de multiples sources, dont on se doute bien qu’elle non plus ne sont pas allé vérifier. Nous savons pertinemment que cet exemple de la femme voilée choquera, principalement parce que l’immense majorité des gens n’ont jamais pris la peine de vérifier minutieusement leurs opinions et qu’ils sont plutôt dans la passion, quand ce n’est pas le rejet pure et simple de la différence ou du racisme planqué derrière le voile de la liberté institutionnalisée.  Nous sommes habitués, dès le plus jeune age, a nous en remettre à d’autres pour savoir quoi penser. Les exemples sont multiples et cela va de la croyance la plus anodine à la foi la plus aveugle. Parfois même, nous sommes éduqués dès le plus jeune age à accepter des choses parfaitement fausses: si l’on vérifie bien, vos ancètre ont peu de chance d’être gaulois, et on a inventé le père Noel. Les motifs peuvent être louable ou nobles (unir la république en ce qui concerne les gaulois, faire rêver les enfants en ce qui concerne le père Noel). Objectivement, ce sont des mensonges et aussi pieux soient-ils, ils n’en restent pas moins des mensonges appris dès le plus jeune age. Ces mensonges sont-ils vraiment sans conséquences ?

L’égo déteste qu’on le remette en cause. Découvrir que des  croyances ou « des valeurs » ne sont que des fariboles remettent en question notre vie et notre façon de vivre. L’égo déteste cela au plus haut point car il est en danger. Or notre nature animale est de se protéger de la mort et de la destruction.

Beaucoup de gens sont envieux et jaloux et une grande majorité ne vous encouragera pas à tenter quelque chose de nouveau. Vu qu’aucune de ces personnes n’a le don de voyance concernant le succès ou l’échec de votre idée,  votre réussite ne sera que la preuve de leur propre médiocrité. Même s’ils pensent être animés des meilleures intentions en vous “conseillant de ne pas…” , il s’agit en fait d’une lutte incessante pour le pouvoir, profondément ancrée dans notre nature humaine et d’une réaction de peur, justifiée ou non, ça reste de la peur.  “N’osons pas, de peur que ça marche”.  80% des entreprises ne réussissent pas. C’est un fait avéré. Faut-il s’abstenir de tenter ? ceux qui ont réussi sont-ils haïssables? D’ailleurs, avaient-ils l’impression d’avoir le choix de continuer ou abandonner ? 

Les bonnes émotions ont tendance à suivre les bonnes actions. Si nous donnons du crédit à quelqu’un quand nous n’en avons pas envie, si nous projetons de l’enthousiasme. Au lieu de nourrir le ressentiment et de le laisser grandir, nous devons prendre des mesures pour retrouver notre positivité.

L’ego ne doit pas être confondu avec une fierté saine de nos réalisations. Le genre de fierté et de satisfaction que nous ressentons avec un travail bien fait est une joie de vivre qui nous encourage à soutenir les efforts des autres. 

Nous ne devons pas nous laisser aller à la fausse modestie lorsque nous avons travaillé dur et atteint un objectif. Il faut reconnaître son pouvoir d’avoir persisté et d’avoir vaincu les oppositions, et le fait que tout le monde n’en est pas capable (pour des raisons multiples). Mais il ne faut pas tomber dans l’aigreur ou l’esprit de revanche ou la haine de ceux qui n’ont pas su prendre le même chemin ou qui souhaitent prendre un chemin différent.

La modestie et la timidité sont des travers handicapants car ils conduisent à ne pas reconnaître vos propres qualités et à vous convaincre de votre « normalité » voir de votre médiocrité. Ceci ne signifie pas qu’il faut tomber dans le travers de l’auto-satisfaction prétentieuse.  Il existe un juste milieu, et personne n’a dit que le trouver était facile.

Les système de vie que nous avons mis en place rendent la tache encore plus difficile. Par exemple, on garde un emploi quand on est “productif”. Mais personne ne vous donnera le  moindre centime parce que vous avez aidé une personne à traverser la rue. Pourtant vous avez produit quelque chose: du bonheur, de la reconnaissance, une certaine confiance dans son prochain.

Pensez-vous que cela ne vaut rien ? Comme on vous a appris que vous deviez faire ces bonnes actions sans attendre quelque chose en retour, vous acceptez de jouer ce jeu. Vous ne recevez rien, en tous cas pas dans cette vie, et votre égo est satisfait et vous procure une estime de vous-même, car en plus vous faite ça gratuitement, vous êtes un héros. 

Pourtant vous avez produit quelque chose de très positif pour l’autre. Certainement plus positif que certains emplois dont la valeur ajouté réside essentiellement dans la destruction de ressources ou l’appauvrissement de la planète ou de populations. 

C’est très difficile de voir clair dans notre époque où les apparences et les stéréotypes sont rois et reines, et où l’art de la nuance et de la subtilité sont considérés comme déviant. Il n’est pas faux de dire que la sagesse n’a que très peu rapporté gloire et argent. Etre un sage avec un sens critique est toujours  dangereux. Lorsque votre sagesse vous apporte une assurance financière, vous serez traité de gourou et la plupart de vos disciples seront vus comme des gros niais inadaptés aux réalités du monde. C’est oublié que la réalité n’est pas un fait, mais une construction personnelle et commune. On peut la changer.  

Alors, si vous réussissez quelque choses, ne soyez pas modeste.  

S’il vous est difficile de vous auto-féliciter (ou de ne pas le faire), choisissez la gratitude, qui est une forme de fierté tournée vers l’autre et une modestie acceptable. Car vous savez bien que dans votre histoire de succès, il y a toujours quelqu’un à remercier.

L’égo n’est pas non plus une entité néfaste extérieure à vous-même. C’est un mécanisme de survie animal est une partie de ce que nous ressentons. Avec notre degré d’évolution, il faut faire attention à nos émotions, sans s’empêcher de vivre.

Il y a  des stimuli nécessaires qu’il ne faut pas rejeter car sinon on ne ferait plus rien.Il faut être motivé pour accomplir quelque chose. Le besoin de reconnaissance fait partie des besoins essentiels de l’homme. Ce n’est pas mauvais que de vouloir faire reconnaître un apport positif et bénéfique. 

Parfois on mets à exécution une idée qui nous passionne,  pour s’apercevoir qu’elle n’était pas si bonne que cela ou que l’exécution laisse à désirer. Alors si quelqu’un fait la même chose mais en mieux, ne soyez pas aigri, mais plutôt reconnaissant d’avoir appris à en faire beaucoup, et prenez exemple sur celui qui a fait mieux que vous. Votre tour viendra peut-être, et la prochaine fois, vous aurez déjà appris de vos erreurs et la  technologie aura évolué.  

Tout le monde n’est pas Jesus ou Bouddha. Nous aimerions surement tous avoir le pouvoir d’être des Jésus ou des Bouddha, notre ego en serait ravi, mais la tache est rude et le chemin peut être fatal. Ce n’est sans doute pas non plus notre chemin de vie.  

De plus, il existe un moyen très simple de changer le monde: commencer par changer soi-même, sa vision des choses, prendre du recul, développer son intuition.

Il y aura toujours des gens qui considèrent l’humilité, la générosité, le soutien des autres et la capacité à admettre des erreurs comme des signes de faiblesse. Peu importe ces gens. Votre propre force tranquille finira par briller. Vous contribuerez à perpétuer le genre d’attitude qui font de votre coin du monde un endroit meilleur.

On vous a surement assez répété que les grandes réussites sont souvent celles de personnes que personne ne soutenait, que tout les experts vouaient à l’échec. Il y ont cru, ils ont tenu, et ils en ont récolté les fruits. Mais ce n’est pas non plus un but en soi car il faudra gérer les retombées. Il n’y a pas de fin à ce chemin.

Bonne route   :-)

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